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Mon couvert au banquet de Platon

Marsile Ficin                Laurent de Médicis           Platon           Jean Pic de la Mirandole 
(1433/1499)                      (1449/1492)                  -428/-347)                (1463/1494)

Mon couvert au banquet de Platon
Cet article est une recension d’un article paru dans le magazine « 450.fm », le lundi 23 mars 2026, rédigé par Gilbert Garibal, sous le titre : « Mon couvert au banquet de Platon », Il explore les différentes visions de l’Amour selon Platon, la symbolique du manque, et ses implications philosophiques, psychologiques et sociales.
Source : 450.fm

450.fm,platon
Platon débarque en Loge au XXIe siècle

Pour que les mythes et les légendes vivent, il faut sans cesse les raconter ! En l’occurrence, le Banquet est un ouvrage de Platon (428-347 av JC) constitué des discours imaginaires qu’il fait tenir à six de ses confrères de l’époque, sur le thème de l’Amour. Par Banquet, il faut entendre ici « déjeuner-débat » par petites tables, une sorte de symposium où chacun, selon son ressenti et son imagination, est censé donner un avis spécifique.

Recension de l'article

Les discours du Banquet de Platon

  • Le Banquet est une série de discours imaginaires sur l’Amour, présenté comme un symposium où chaque orateur offre une perspective différente. 
  • Phèdre valorise l’Amour comme force de dépassement mutuel. 
  • Pausanias distingue deux types d’Amour : sensuel (Aphrodite terrestre) et spirituel (Aphrodite céleste). 
  • Eryxymaque élargit l’Amour à l’univers, le voyant comme principe universel, harmonisant corps et cosmos. 
  • Agathon voit l’Amour comme la Perfection suprême. 
  • Socrate, via Diotime, présente l’Amour comme quête de plénitude, un désir de possession plutôt que la possession elle-même, incarnant la recherche de sagesse.
  • Aristophane raconte un mythe où les humains étaient doubles, cherchant leur moitié perdue pour retrouver leur unité originelle, illustrant le concept de « manque » et de désir d’âme sœur.

Le concept de Manque

  • Le manque est présenté comme une incomplétude innée, illustrée par le mythe d’Aristophane et la Bible, où l’homme cherche sa moitié pour combler cette absence.
  • La recherche de l’autre, de l’âme sœur, est une quête d’unité perdue, liée à la frustration et à la recherche de sécurité initiale. 
  • La psychanalyse voit dans cette quête un retour à la relation primitive avec la mère, source de toute identité.
  • Ce manque peut générer des névroses, notamment la névrose d’abandon, surtout chez ceux qui ont été enfants non désirés, rendant la recherche d’identité douloureuse. 
  • La parole parentale, parfois mal interprétée, influence cette dynamique, et l’amour peut être perçu comme une transmission de vulnérabilités ou de forces.

L’amour, la transmission et le désir

  • Lacan résume que « aimer, c’est donner ce qu’on n’a pas » : on offre ses manques à l’autre, qui peut alors recevoir nos qualités. 
  • La tendance à se présenter sous son meilleur jour, notamment dans la recherche d’emploi, est une forme de masque social. 
  • La vision de Deleuze et Guattari voit le désir comme une force créative, au-delà du manque, une énergie positive.
  • La franc-maçonnerie, en tant qu’acteur de transformation sociale, valorise la transmission de valeurs fraternelles, où l’individu grandit en partageant ses états d’âme et en recevant l’écoute.
  • La loge maçonnique est comparée à une station-service d’énergie psychique, où chacun donne et reçoit pour évoluer. 

Philosophie, libre arbitre et destin

  • La symbolique du cercle, représentant l’amour et le mariage, évoque l’idée que tout est déterminé, selon Spinoza, Nietzsche ou la fatalité.
  • Les progrès scientifiques montrent que l’humain n’est pas uniquement déterminé par son patrimoine génétique, mais aussi par ses comportements sociaux, laissant une place au libre arbitre. 
  • La responsabilité individuelle est soulignée, contredisant certains philosophes comme Spinoza ou Nietzsche.
  • La science moderne démontre que l’humain possède une part de liberté dans ses choix, malgré la tendance à la fatalité.

Les êtres de désir et leur vision

  • Aristophane voit l’amour comme la quête de l’unité perdue, symbolisée par la sphère.
  • Deleuze et Guattari considèrent le désir comme une force positive, une énergie créative.
  • La vision maçonnique rejoint cette idée, visant à transformer la société par la transmission de valeurs fraternelles, en étant des acteurs de désir et de changement.

En résumé

Le texte met en lumière la complexité de l’amour, du manque, et du désir, en liant philosophie, psychologie, spiritualité et engagement social, tout en insistant sur la responsabilité individuelle et la capacité de transformation.

Pour aller plus loin ...

Au sein de la « Constellation numérique » de la Grande Loge Numérique, Le Cénacle est en quelque sorte, une Loge d’Etudes et de Recherches.
Composé de frères et de sœurs de différentes obédiences, de différents pays, qui réfléchissent et travaillent ensemble, sur des textes qui sont mis en débat.
Le Cénacle se réunit tous les mois et petit clin d'œil à Platon, il se réunit tous les 7 novembre, le jour anniversaire de la naissance et de la mort de Platon, c'est une tradition qui fut initiée à la Renaissance par Laurent le Magnifique et par Marcil fissin.

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